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Digital - Innovation

Horus Software : de start-up SaaS à leader de la comptabilité belge pour fiduciaires et PME, avec ORSA

Par Benjamin Cupers, Investment Manager chez ORSA
Par Benjamin Cupers, Investment Manager chez ORSA

Horus Software a développé la solution SaaS la plus aboutie du marché pour les fiduciaires belges. ORSA y a cru avant même que le produit soit terminé : une exception à notre approche habituelle, rendue possible par la solidité de l’équipe et la clarté de la vision. Huit ans plus tard, le pari était le bon.

2017 – Année d’entrée au capital
8 ans – Durée de l’accompagnement
3 – Instruments financiers combinés
Wallon – Ancré en Belgique

La situation au départ

Un logiciel prometteur, un marché difficile à convaincre et un produit pas encore tout à fait au point.

Philippe Tailleur et ses fils ont développé Horus Software autour d’une conviction forte : les logiciels comptables traditionnels étaient fondamentalement dépassés. Leur ambition ? Repenser complètement la manière dont un logiciel comptable fonctionne pour les fiduciaires et les PME.

Ce qui rendait le pari crédible, c’est l’ADN de l’équipe. Le père avait déjà créé un logiciel comptable devenu leader du marché. Les fils apportaient la maîtrise des nouvelles technologies. Ensemble, ils combinaient connaissance intime du secteur et vision claire de son évolution.

Lorsqu’ORSA entre dans la conversation, le produit n’est pas encore finalisé et le marché, conservateur par nature, n’est pas encore convaincu. Et pourtant les fondamentaux humains et technologiques sont exceptionnellement solides.

C’est dans ce contexte, à haut potentiel, porteur de vraies incertitudes, qu’ORSA dit oui. Plus tôt que sa pratique habituelle, précisément parce que les qualités de l’équipe rendaient ce pari défendable.

« Chez ORSA, on a tout de suite ressenti un climat de confiance. Ce n’était pas juste un investisseur financier. Quand nous avons rencontré Pierre Bernès et Benjamin Cupers, ils s’intéressaient au projet, à notre vision. Et ils connaissaient notre métier. »
— Philippe Tailleur, cofondateur de Horus Software

Les défis au moment de l’investissement

Risque technologique, risque commercial : le pari pris par ORSA.

Quand ORSA analyse le dossier Horus Software, deux zones d’incertitude se dégagent clairement. Les assumer simultanément est rare : ORSA intervient généralement quand la traction commerciale est déjà démontrée.

Ces incertitudes, l’équipe ne les minimise pas : elle les documente et les confronte ouvertement. ORSA choisit néanmoins de miser sur ce projet.

  • Le risque technologique
    Le produit n’est pas encore totalement au point. Des développements complémentaires sont nécessaires avant de pouvoir commercialiser. Il faut parier que l’équipe ira jusqu’au bout et que le marché attendra.
  • Le risque commercial
    Les fiduciaires sont souvent réticentes à changer de logiciel. Le conservatisme du marché cible est réel et peut constituer un frein durable à l’adoption, même pour un produit supérieur.

Du côté de l’équipe Horus, la principale difficulté était d’ordre budgétaire : anticiper correctement le coût réel du développement. Philippe Tailleur a appliqué une règle d’ingénieur : calculer le temps de développement, puis multiplier par deux. Une précaution qui s’est avérée juste.

« Chez ORSA tout projet repose sur la confiance. Ils ne nous imposent pas une vision. On vient et on construit ensemble. Cette posture fait toute la différence. »
— Philippe Tailleur, cofondateur de Horus Software

Comment ORSA a accompagné Horus

Plusieurs investissements, trois instruments financiers et une présence réelle au conseil d'administration.

ORSA ne s’est pas contenté de signer un chèque et d’attendre la suite. La relation avec Horus Software s’est construite dans la durée, avec plusieurs interventions successives, adaptées à chaque étape du développement de la société.

Sur le plan financier, ORSA a combiné trois instruments distincts pour répondre à la réalité du projet à chaque moment :

  • Instrument 01 : Capital libre
    Prise de participation au capital sous sa forme la plus classique. ORSA devient actionnaire et partage le risque et la réussite avec les fondateurs.
  • Instrument 02 : Capital avec options d’achat
    Capital assorti d’options d’achat calculées sur l’évolution de la valeur de l’entreprise. Un montage sur mesure pour préserver la capacité des fondateurs à reprendre le contrôle, qui illustre la capacité d’ORSA à construire des montages adaptés à chaque situation.
  • Instrument 03 : Emprunt convertible
    Financement sous forme de dette convertible en capital. Une solution flexible, adaptée aux phases de transition et qui permet d’ajuster la structure au fil de la croissance.

Au-delà du financement, ORSA a siégé au conseil d’administration d’Horus Software tout au long de la relation. C’est Benjamin Cupers, Investment Manager chez ORSA, qui a assuré cette présence, apportant un regard extérieur, une prise de recul et un appui lors des décision importantes.

« Benjamin Cupers est très impliqué dans notre conseil d’administration. Il est un partenaire de dialogue, il apporte le recul nécessaire, il nous challenge. Nous lui avons d’ailleurs demandé de rester en tant qu’administrateur après la sortie du capital pour accompagner l’équipe qui va poursuivre l’aventure Horus. »
— Benjamin Tailleur, cofondateur de Horus Software

Benjamin Cupers · Investment Manager, ORSA
Présent au conseil d’administration tout au long des 8 ans et, à la demande de l’équipe, au-delà de la sortie d’ORSA du capital.

La sortie du capital

Une sortie au bon moment. Pas parce qu'il le fallait, mais parce que c'était juste.

ORSA est un fonds d’investissement evergreen. Il n’est pas soumis à une durée de vie imposant une sortie dans un délai fixe. Concrètement, cela signifie que la décision de sortir du capital de Horus Software n’a pas été dictée par une contrainte externe : elle a été prise parce que le moment était le bon.

En 2025, après huit ans d’accompagnement, Horus Software est une entreprise solide, rentable, bien positionnée sur son marché. La jeune génération (Jérôme et Benjamin Tailleur, Bryan Steyns) est prête à prendre le relais. Le cycle de vie de l’investissement se boucle naturellement.

« L’objectif de notre entrée au capital était de permettre ce développement, pas de rester pour toujours. Nous sommes heureux de contribuer, dans le chef d’une jeune société technologique, à une alternative à la perte de contrôle en faveur d’un groupe international. Notre sortie est naturelle et saine, elle boucle le cycle de vie de l’investissement. »
— Philippe Degive, CEO d’ORSA

Ce point mérite d’être souligné : Horus Software reste belge, indépendante et pilotée par son équipe fondatrice. Dans un secteur où les success stories se terminent souvent par une acquisition internationale, c’est un choix délibéré, rendu possible par le type d’accompagnement qu’ORSA propose.

« Aujourd’hui, Horus, c’est le produit le plus innovant du marché. On ajoute des nouvelles fonctionnalités en permanence. Notre objectif est de rester ce leader technologique et innovant. »
— Benjamin Tailleur, cofondateur de Horus Software

Les principes ORSA

Cinq principes d'ORSA à l'œuvre sur huit ans.

Miser sur les bons fondamentaux, pas sur les garanties.
ORSA est entré quand le produit n’était pas encore finalisé, une exception rendue possible par la solidité exceptionnelle de l’équipe et la clarté de la vision. Pas de garanties, pas de certitudes. C’est exactement le type de pari qu’un fonds d’investissement ouvert (evergreen) peut se permettre, parce qu’il n’est pas sous pression de sortir vite.

Des montages adaptés à la réalité, pas des schémas standards. 
Trois instruments financiers différents sur huit ans (capital, options d’achat calculées sur l’évolution de la valeur, emprunt convertible). Chaque intervention a été structurée en fonction de l’étape de développement de la société, pas d’un modèle préétabli. C’est aussi cela, la flexibilité d’un fonds d’investissement qui agit en associé.

Une présence réelle, pas symbolique.
Benjamin Cupers a siégé au conseil d’administration pendant huit ans, challengé l’équipe, accompagné les décisions. À la sortie du capital, l’équipe lui a demandé de rester administrateur. C’est ça, l’accompagnement au-delà de l’argent.

Un horizon calé sur la réalité.
ORSA est resté huit ans, parce que c’est le temps qu’il a fallu pour bâtir quelque chose de solide. L’horizon d’ORSA s’adapte à la réalité de l’entreprise, pas l’inverse.

Une indépendance préservée.
Horus Software reste wallonne, indépendante, pilotée par son équipe. ORSA a activement contribué à rendre cette issue possible : une alternative réelle à la vente à un acteur extérieur.

Ce que ce cas illustre

Le cas Horus illustre plusieurs situations auxquelles ORSA peut répondre.

Le parcours d’Horus touche plusieurs réalités que nous accompagnons régulièrement. Si l’une d’elles ressemble à la vôtre, c’est par ici.

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Et votre projet ?

Vous vous reconnaissez dans cette histoire ?

Chaque situation est différente. Et si quelque chose dans le parcours d’Horus Software vous parle, cela vaut la peine d’en discuter.

« Être présent dans les moments importants de la vie d’une entreprise et accompagner des projets qui s’inscrivent dans la durée, c’est ce qui donne du sens à mon métier. »

Benjamin Cupers

Investment Manager